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Arrêter de fumer

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arrêter de fumer

TRUCS POUR CESSER DE FUMER LA CIGARETTE

Pour cesser de fumer la cigarette, il est impératif de vous déprogrammer.

En fumant vous n’êtes pas seulement devenu « accro », c’est-à-dire dépendant d’un point de vue physique, mais aussi au niveau psychologique et comportemental : vous avez développé des façons de penser et pleins d’habitudes qui vous ont liées de plus en plus à la cigarette. Ces liens sont si forts qu’on parle de réflexes de fumeurs. De telles façons de penser, habitudes, réflexes, ne se modifient pas juste en avalant une pilule ou en prenant une résolution du nouvel an.

Si vous voulez réussir à vous libérer de la cigarette, il faut que vous vous déprogrammiez. Pour réussir cela il faut s’observer avec lucidité afin d’identifier et mettre en pratique des stratégies et des trucs pour cesser de fumer qui correspondent à votre personnalité et qui vous permettront de passer à travers les situations à risques pour vous.

La stratégie derrière les trucs pour vous préparer à cesser de fumer se résume en trois mots :

Retarder
Éviter
Remplacer
Trucs pour cesser de fumer: Retarder la cigarette…

L’envie de fumer dure moins de cinq minutes. Donc, trouvez à chaque fois quelque chose à faire (de préférence qui vous plaise) et les envies s’espaceront de plus en plus. C’est de cette manière que vous vous déprogrammerez.
Trucs pour cesser de fumer: Éviter la cigarette…

L’idée, c’est de changer vos façons de penser et de faire afin de diminuer ou d’éliminer votre exposition aux choses, aux personnes et aux situations qui vous portent à fumer ou qui réduisent vos chances de cesser de fumer.
stop cigarette et tabac

Éliminez une pause fumeur en faisant quelque chose d’autre d’agréable.
Permettez-vous de refuser les cigarettes que l’on vous offre.
Remettez en question certaines idées reçues ou clichés sur votre rapport à la cigarette (« c’est ma meilleure amie », « ça ne sera jamais aussi plaisant avec une bonne bière, un bon café, etc.…, sans une cigarette », etc.)
Faites des activités avec des non-fumeurs.
Prenez votre première cigarette du matin une heure plus tard que d’habitude.
Fumez quelques cigarettes de moins par jour.
Gardez votre paquet de cigarettes, ce qu’il faut pour les allumer et votre cendrier loin de vous.
Éliminez les odeurs de fumée sur vos vêtements, dans votre demeure, etc.
Réduisez ou évitez même, tant que nécessaire, le café, le thé, le cola ou les boissons alcoolisées.
N’accordez pas votre attention aux pensées négatives : concentrez-vous sur vos motivations, votre objectif.
Si vous êtes une femme, il pourrait être plus aisé de commencer votre tentative d’arrêt dans la dernière moitié de votre cycle menstruel.
Trucs pour cesser de fumer: Remplacer la cigarette…

Vous avez entraîné votre cerveau et votre corps à dépendre de la cigarette pour vous sentir bien. Il est donc très important que vous fassiez des activités qui vous procurent du plaisir et qui désamorcent vos habitudes reliées à l’usage de la cigarette. Évidemment, évitez le plus possible les activités ou même les personnes qui seraient associées à la cigarette jusqu’à ce que vous soyez déprogrammé(e).

Bougez! Remplacez la cigarette par des activités physiques que vous aimez ou que vous aimeriez essayer et qui font transpirer (marche rapide, entraînement, patin à roues alignées, hockey, natation, basket-ball, badminton, soccer, vélo, volley-ball, escalade, danse, boxe, karaté, course, etc.).
Faites-vous plaisir! Recherchez d’autres activités qui procurent aussi du plaisir et offrent de nombreuses occasions de rire comme l’improvisation, le théâtre, le cinéma, la lecture, le chant, la musique, etc.
Occupez vos mains! Occupez vos mains autrement : avec un élastique, un trombone ou un crayon. Si vous avez l’habitude de fumer au téléphone, lorsque vous cesserez de fumer, prévoyez tenir le récepteur de la main avec laquelle vous fumiez. Bricolez, dessinez, faites de la photo, jouez d’un instrument de musique, faites de l’ordinateur, caressez votre animal favori, taponnez une balle anti-stress, etc.
Occupez-vous de votre bouche! Pour des besoins urgents d’avoir quelque chose dans la bouche, utilisez de la gomme, mâchez des bâtonnets de cannelle ou une paille, brossez-vous les dents plusieurs fois par jour (la cigarette goûte mauvais après ça), mangez des bâtonnets de carotte, de céleri et autres aliments frais, buvez beaucoup d’eau, etc.
Trousse à trucs. Fabriquez-vous une trousse NF (non-fumeur) avec certains des éléments précédents et arrangez-vous pour l’avoir à la portée de la main en tout temps.
Pensées positives. Si vous êtes capable de trouver des prétextes pour en fumer une, vous êtes aussi capable de trouver des excuses pour ne pas fumer… Ce sont là des pensées positives.
Personne soutien. Ayez quelqu’un à qui parler autant quand tout va bien que lorsque c’est difficile.
Relaxez! Dormez beaucoup, étirez-vous en prenant de grandes inspirations ou en bâillant, embellissez votre environnement, apprenez des techniques de relaxation.
Récompensez-vous! Récompensez-vous régulièrement avec l’argent économisé des cigarettes. Suggestion : ouvrez un compte à part pour un voyage ou un bateau, une moto, ou un rêve que vous aimeriez vraiment réaliser.

Source : jarrete.qc.ca

 

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Vous trouverez sur ce répertoire, des professionnels, associations et organismes divers pouvant vous aider dans vos démarches de santé et thérapies alternatives.


28 janvier 2016 |

Choses stupéfiantes sur le tabac

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Arrêter de fumer vous permettra de vous enrichir puisque vous mettrez de côté le budget que vous consacriez au tabac, ou plutôt à payer les taxes sur le tabac qui représentent 80 % du prix d’un paquet de cigarettes.

Il faut rappeler en effet que ce sont les Etats qui ont encouragé les populations à fumer.

En France, la consommation de tabac ne devint massive que lorsque le gouvernement eut la « brillante idée » de distribuer gratuitement du tabac gris aux soldats de la troupe pendant la Première Guerre mondiale.

Quand la guerre fut finie, il créa la SEITA ou « service d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes », et lui accorda en 1926 un lucratif monopole afin de financer les emprunts d’Etat.

Grâce aux bons soins des gouvernants, la plupart des hommes étaient en effet devenus accros à la cigarette.

La SEITA engrangea ainsi, pour le compte de l’Etat, des bénéfices à faire rêver Ali-Baba : la production de cigarettes passa de 10 milliards d’unités en 1923 à 19 milliards en 1940, pour atteindre 86 milliards en 1980.

Entre temps, en effet, le gouvernement américain s’en était mêlé : à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale et des guerres qui suivirent (Corée, Vietnam, Afghanistan…), il envoya ses soldats dans le monde entier toujours accompagnés de cargaisons de cigarettes américaines qui devinrent un symbole de la liberté (!). La consommation de cigarettes devint, elle, un phénomène mondial.

cigarette

cigarette

Ce fut également à cette époque que de nombreux médecins furent recrutés par les grandes compagnies pour faire la publicité des cigarettes, célébrées pour leurs vertus apaisantes pour les voies respiratoires :

Fumez une cigarette
(Offrez des vacances à votre gorge, fumez une cigarette fraîche)

cigarette Camels
(Plus de médecins fument des Camels que toute autre cigarette).

En 1980 toutefois, les gouvernements refirent leurs calculs et s’aperçurent que les sommes folles qu’ils récupéraient grâce aux taxes sur les cigarettes se trouvaient très nettement entamées par la prise en charge du cancer du poumon, des infarctus et autres décès précoces causés par la cigarette. (Notez que j’ai bien écrit « prise en charge » et non pas « traitement », le cancer du poumon se soldant par la mort du patient dans 85 % des cas, à l’horizon de 5 ans).

Au milieu des années 1960, le lien de causalité entre le tabagisme et le cancer du poumon avait été établi avec certitude. La facture s’avérait énorme, dépassant largement les bénéfices pourtant mirobolants de la SEITA !

Il fallut alors pagayer à toute allure dans l’autre sens : de producteur et distributeur de tabac, gouvernements endossèrent les costumes de justiciers des populations « opprimées par la grande industrie du tabac » désignée désormais comme coupable d’avoir fait de la publicité.

La SEITA, sur laquelle on s’apprêtait à tirer à boulets rouges et dont la faillite était quasiment certaine, fut privatisée en toute hâte.

Afin de faire oublier le rôle parfaitement sournois qu’ils avaient joué dans l’affaire, les gouvernements expliquèrent qu’ils imposeraient désormais des taxes supplémentaires sur le tabac, pour dissuader les populations d’en consommer !

La suite de l’histoire est bien connue : de la Loi Evin aux images sordides sur le paquet de cigarettes en passant par les déclarations belliqueuses des ministres de la Santé qui, aussi courageux que Zorro, attaquent le « lobby du tabac », et les tentatives d’interdire la cigarette y compris sur les plages, tout un arsenal répressif a été mis en place dans le but de :

Freiner la hausse des dépenses liées au cancer du poumon et autres maladies liées au tabac

Soutirer des taxes supplémentaires aux fumeurs, les gouvernements continuant à avoir besoin, plus que jamais, des précieux sous rapportés par le tabac.

Si donc, cher lecteur, vous fumez et que vous souhaitez, vous aussi, cesser d’être la victime de ce pitoyable jeu de dupes, arrêtez maintenant de fumer.

Comment réduire la consommation de tabac ?
« Oui, tout cela est bien gentil, Jean-Marc, mais comment faire pour réduire le tabagisme, maintenant ?? »

J’allais y venir.

Aujourd’hui donc, les autorités ont retourné leur veste et ne ménagent ni leurs efforts, ni les budgets publics pour faire des campagnes antitabac, des écoles jusqu’aux maisons de retraite.

Le résultat est nul :

En France, la proportion de fumeurs est passée de 34,7 % en 2000 à 31,4 % en 2005, pour revenir à 33,7 % en 2010. Autant dire une stabilité presque parfaite.

La raison, à mon avis, est que les campagnes cherchent par tout moyen à faire peur aux gens, à les angoisser au sujet du tabac, à leur dire que cela leur fait du mal, que c’est mal de fumer.

Or, on sait que c’est à l’adolescence que la plupart des gens commencent à fumer.

Quiconque a élevé des adolescents, quiconque se souvient d’avoir été lui-même adolescent un jour sait que leur expliquer qu’une chose est dangereuse et interdite est la meilleure façon de les inciter à essayer, surtout s’ils voient partout des gens qui font cette chose, et qui ne semblent pas s’en porter si mal.

Car évidemment, fumer est associé au plaisir, à la convivialité et même à la fête. On fume pour se détendre, on fume entre amis, on fume en soirée ; on accepte une cigarette pour engager une relation…

Expliquer aux gens qu’ils ne doivent pas fumer parce que c’est mauvais pour leur santé, c’est leur dire qu’ils doivent choisir entre la santé et le plaisir : « Préfères-tu une vie courte mais “fun” avec la cigarette, ou une vie triste et longue sans cigarette ? »

Poser la question, c’est y répondre… et pas dans le sens souhaité par les campagnes antitabac.

Si vous ajoutez à cela que, pour un adolescent qui ne rêve que de paraître plus que son âge, fumer est un moyen fabuleux de montrer qu’il est « déjà grand », on ne s’étonnera pas qu’ils soient si nombreux à vouloir fumer.

Voilà pourquoi il me semble que les campagnes officielles antitabac sont vraiment à côté de la plaque, et même nocives. Sans le vouloir, elles donnent presque des arguments aux jeunes pour fumer, en créant une sorte de tabou qui ne fait que générer une envie de transgression plus forte encore.

Et c’est bien dommage, car ne pas fumer est en effet la chose unique la plus importante que l’on puisse faire pour éviter les maladies.

Le seul moyen, il me semble, d’aider les jeunes à ne pas fumer, c’est de ne pas se contenter de leur dire que cela leur pourrit les poumons, leur donne mauvaise haleine et les dents jaunes.

Il faut – mais c’est beaucoup plus difficile – leur montrer des voies plus efficaces que le tabac pour se faire des amis, paraître grand et sûr de soi, s’amuser en soirée, se détendre, occuper les moments d’ennui et faire des rencontres intéressantes.

Il faut, et c’est tout un programme, leur montrer que la vie vaut la peine d’être vécue, qu’elle peut être longue et fun, qu’elle est même plus fun quand elle est longue et bien remplie.

Que la cigarette, dans ces conditions, loin d’être un accélérateur, est un obstacle pour atteindre le vrai bonheur. Les dépenses qu’elle entraîne empêchent d’acheter des choses nécessaires ; la mauvaise haleine du tabac compromet les beaux moments de leur vie amoureuse ; les maladies qui risquent de s’ensuivre empêchent d’accomplir des projets vraiment importants pour soi et pour le monde.

Encore une fois, j’ai conscience d’être utopiste. Je sais que mon programme n’est pas aussi simple, et de loin, que d’obliger les fabricants de tabac à coller des images affreuses sur leurs paquets.

Cela demande du temps et, plus difficile encore, cela demande des adultes qui aient eux-mêmes trouvé le moyen de mener une vie qui a du sens, et qui puissent transmettre un message positif aux jeunes sur la vie.

Toutefois, une raison d’être optimiste est que faire ce travail de transmission ne sert pas uniquement à prévenir le tabagisme. Bien au contraire, ce n’est qu’un effet collatéral, certes réjouissant mais néanmoins secondaire, d’un vaste mouvement vers un monde meilleur.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

3 décembre 2015 |
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